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Comment modéliser le droit, et pour quel résultat?

Veut-on une réponse simple à une question qui l’est plus ou moins ?

Exemple : La personne a-t-elle droit à telle allocation ? L’entreprise a-t-elle droit à telle prime ? Puis-je prendre telle décision sans risquer une condamnation ? Quel peut-être le montant prévisible de la pension alimentaire attribuée par le tribunal ?

Veut-on au contraire une explicitation d’un domaine particulier du droit rassemblant tous les éléments de textes, de jurisprudence et de doctrine permettant de donner une représentation fidèle du droit positif?

On peut chercher à modéliser la jurisprudence relative à une question particulière. S’il s’agit de déduire cette jurisprudence d’une multitude de cas et d’en dégager des régularités dans l’analyse du juge au moyen d’une analyse quasi statistique, l’utilisation de réseaux de neurones peut apparaître comme une méthode d’analyse appropriée.

S’il s’agit de traduire une jurisprudence très structurée au plan logique qui ne se déduit pas d’une multitude de cas mais repose sur une série de cas typiques qui « font jurisprudence », alors un traitement algorithmique, déclaratif ou mieux en langage orienté objet peut permettre d'y parvenir.

S’il s’agit de représenter pour un traitement opérationnel une expertise particulière dans un domaine précis, autonome du reste du droit, présentant relativement peu de zones d’incertitude ou de pouvoir discrétionnaire, ne renvoyant pas à des connaissances plus générales conditionnant l’interprétation des textes, on penchera pour une réalisation basée sur des règles de production.

Dans tous ces cas de figure, se pose un problème de rapport à la source de droit et de fidélité par rapport à cette source.